Les fonds souverains

Petit déjeuner, Article publié sur le site le 19/04/11

Date et heure :

Vendredi 29 mai 2009 de 8h30 à 10 heures

 Accueil des participants à partir de 8 heures

 

Lieu :

Les salons de l'hôtel Ritz

15, place Vendôme - 75001 Paris

 

Invités : Madame Kathryn Gordon, économiste, et Monsieur Alain Demarolle, Directeur des Affaires europénnes, Eton Park International

Modéré par Monsieur Mathias Audit, Professeur à la faculté de droit de Cergy-Pontoise

Les fonds souverains ne sont pas d'apparition récente. Les premiers exemples de ces structures financières au travers desquelles certains États placent leurs actifs à l'étranger remontent en réalité aux années 1950. Il est toutefois patent que le phénomène a pris aujourd'hui une importance économique inégalée et les fonds suscitent en France, et plus généralement dans les économies occidentales, des réactions très ambivalentes.

D'un côté, et sur fond de crise économique, la capacité d'investissement des fonds souverains suscite bien des convoitises. Mais, en contrepoint, la proximité souvent opaque qu'ils entretiennent avec leurs États d'origine est source de suspicions : ne pourraient-ils pas être utilisés à des fins géostratégiques par leurs propriétaires ? Ces deux tendances a priori difficilement conciliables se retrouvent sur le terrain juridique ; les différentes tentatives de régulation en cours sont là pour en attester.

Alors que certains États occidentaux paraissent privilégier une hard regulation, les grandes institutions économiques entendent opter pour un mode plus souple de régulation, en forme de code de bonne conduite comme les Santagio Principles dont le FMI est à l'initiative.

Derrière ce choix entre deux modes très opposés de régulation se dessine en réalité l'avenir des fonds souverains dans l'économie mondiale, et à terme sans doute leur rôle dans la résolution de la crise économique.

 

Manifestation validée au titre de la formation continue des avocats